Mercredi 29 août 2007 à 23:53

Bon, voila, vous, cowblogeurs, vous êtes mon denier recours: je fais appel à votre bonté, votre générosité, votre coté humain

l'un de vous aurait il l'amabilité de m'offrir un ORDINATEUR PORTABLE en BON ETAT

et si une âme charitable voulait de mes 2 ADORABLES RATOUNES pendant 5 petits mois, le temps queje parte en Angleterre...

By princessvalium

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Samedi 25 août 2007 à 0:14

 

Roman de Martin Page, très court: 120 pages.

Un titre et une couverture qui attirent l'oeil du quidam flânant dans la librairie, en quête DU livre.
Après le titre, on est interpellé par le résumé : "Antoine, le héros, décide de devenir stupide, par tous les moyens…" Mais qui voudrait devenir stupide ? A première vue personne, quelle question !? C'est pourtant là la quête de notre héros, qui voit dans le fait de revêtir son intelligence du « suaire de la stupidité » la seule façon de vivre heureux. C'est qu' Antoine souffre d'être trop intelligent !

Son intelligence ne lui laisse aucun moment de répit, il analyse absolument tout ce qui passe sous son regard, observe, dissèque et critique le monde dans lequel il vit. Il passe plus de temps à penser sa vie qu'à la vivre, incapable d'en profiter. Bardé de diplômes qui correspondent à ce qu'il a eut ENVIE d'étudier, sans jamais aller plus loin qu'une licence (araméen, cinéma…), mais finalement ne débouchant sur aucun travail, pétri de principes (végétarien, n'achète que des vêtements qui ne sont pas fabriqué dans les pays en voie de développement…), trop lucide, il est un modèle d'inadaptation sociale.
 « Tout ce que je vois, sens, entends, s'engouffre dans le four de mon esprit, l'emballe et le fait tourner à plein régime. Essayer de comprendre est un suicide social, cela veut dire ne pus goûter à la vie sans se sentir, malgré soi, à la fois comme un oiseau de proie et un charognard qui dépèce ses objets d'étude.  Ce qu'on cherche à comprendre, souvent, on le tue, [..]» « Observons la nature : tout ce qui vit vieux et heureux n'est pas très intelligent. »
Ainsi, la crétinisation lui permettrait de se perdre joyeusement dans la masse, car pour lui, intelligence est synonyme d'isolement, de rejet et antonyme de bonheur. Sorte de bé(a)tification.

Mais comment s'offrir au ramollissement cérébral, comment dissoudre son potentiel intellectuel, comment annihiler son QI, comment atteindre les sommets du néant encéphalique si désirable à Antoine ?

Le héros se lance alors à la poursuite de la stupidité au travers de plusieurs expériences, autour desquelles s'articule la narration.
Il tente tout d'abord d'atteindre le bonheur par l'alcoolisme. Là encore, son intelligence lui fait excès, puisque notre ami, méthodiquement, lit tous les livres de la bibliothèque
à sa disposition sur le sujet, et se met en tête de trouver un coach, qui lui enseignera l'art de l'éthylisme, ou comment picoler avec classe. On admirera la faculté (qu'il faut bien entendu imputer à l'auteur) de ce pilier de comptoir à faire passer l'alcoolisme pour un art, une discipline pour laquelle il faut être doué, un but à atteindre au prix de grands sacrifices. Manque de bol, n'ayant jamais bu une goutte d'alcool, Antoine tombe dans un coma éthylique qui durera 3 jours, après avoir déglutit sa première gorgée de bière.
 « Qui te dit que tu as les aptitudes pour ça ? Tu crois qu'on devient alcoolique comme ça ? Qu'il suffit de le vouloir et de boire quelques coups ? Je connais des gens qui ont passé leur vie à boire, mais qui n'ont jamais réussi à devenir alcooliques. Ils n'avaient pas de prédispositions pour ça. »

La seconde solution envisagée est alors le suicide. Mais pour être sûr de réussir, et toujours par soif de connaissance, il assiste à des cours de suicide, où l'on vous apprend à ne pas rater votre coup. Le précédent prof était doué, puisqu'il s'est suicidé avec succès quelques jours auparavant. 
Décidément trop glauque, Antoine change d'avis et demande alors à son médecin traitant (un pédiatre !) de lui prescrire un anti-dépresseur. Avec ça, et l'avis assombri d'idiotie d'un ami, Antoine commence enfin à devenir ce qu'il a toujours rêvé d'être, un abrutit heureux, ingurgitant avec délices les vomissures télévisuelles, devenant un obèse de la consommation, un porte feuille sur pattes, un inculte total, un corps décérébré, une entité aussi insipide que le dernier roman de Dan Brown. « Son studio vide, il s'agissait maintenant de le remplir avec des choses inoffensives qui laisseraient son esprit en paix. Après des visites intéressées chez quelques voisins dont il estimait les défenses immunitaires contre l'intelligence excellentes, il nota […] un couple de voisins composé d'un professeur, Alain, et d'une journaliste, Isabelle, qui lui semblait être le cas édifiant d'une vie entière consacrée au renoncement à l'intelligence. [..] Ils possédaient si pleinement toutes les nuances d'une bêtise chatoyante, d'une stupidité pure…. »

Jusqu'au jour où, arrive la scène de l'exorcisme et la rencontre d'un célèbre chanteur de variété française… 

         Au contraire de son titre, un livre intelligent , frais, drôle, ironique et dérisoire, mais jamais cynique, qui nous peint, au travers de personnages attachants, candides, hauts en couleurs, et dans un style accessible et efficace, où surgit parfois la poésie* et des images frappantes, marquantes, une société de contradictions, égoïste et capitaliste**. Truculent, plein de vérités délivrées avec humour et sans amertume.
L'auteur touche du doigt un point sensible de nos sociétés actuelles, le bannissement de l'intellectuel, le nivellement de l'esprit, trop souvent par le bas. L'inadaptation des études dans une société où tout doit avoir un but productif, la mise à profit des savoirs, au détriment de ceux non lucratifs.
Mais derrière la satire sociale se cache aussi la quête de l'équilibre entre constance de soi et adéquation à la société.


Quelques extraits représentatifs du style de l'auteur et de l'œuvre en générale :


**Allégorie de la société de consommation, on compare la vie à une voiture :
« D'une façon frappante, les êtres humains ressemblent à leur voiture. Certains ont une vie sans option qui roule tout juste, ne va pas très vite, cale et a souvent besoin de réparations ; c'est une vie bas de gamme, peu solide, qui ne protège pas ses occupants en cas d'accident. D'autres vies ont toutes les options possibles : l'argent, l'amour, la beauté, la santé, l'amitié, la réussite, comme airbag, ABS, sièges en cuir, direction assistée, moteur 16 soupapes et air conditionné. »

On se drape d'une culture où l'art et le beau se mesure au prix de la toile. La bêtise est traitée en analogie avec la cupidité, comme maux de la société :
« Pour décorer son loft et habiller sa réputation, il acheta de l'art contemporain. Dans une prestigieuse galerie parisienne, il choisit des toiles d'un peintre qui devait être un génie vu le nombre de zéros apposés sous sa signature. Le propriétaire le décrivit comme le nouveau Van Gogh. « D'ailleurs il a même eu les oreillons. » Antoine mima l'admiration, donna un « oh ! » en aumône à la bêtise vénale du marchand d'art »

« L'intellectuel est persuadé d'être intelligent, parce qu'il se sert de son cerveau. Le maçon se sert de ses mains,mais il a aussi un cerveau qui peut lui dire « eh ! Ce mur n'est pas droit et, en plus, tu as oublié de mettre du ciment entre les parpaings. » Il y a un va-et-vient entre son travail et sa raison. L'intellectuel travaillant avec sa raison ne possède pas ce va-et-vient, ses mains ne s'animent pas pour lui dire « Eh, bonhomme, tu te goures ! La Terre est ronde . » Il manque à l'intellectuel ce décalage, alors il se croit capable d'avoir un avis éclairé sur tous les sujets. »

* « C'était un de ces matins à l'orée de l'automne où la lune réussit à survivre au jour. Le soleil n'apparaissait pas dans le ciel : il perçait délicatement dans toutes les individualités naturelles et urbaines, transpirait des pétales de fleurs, des immeubles anciens et des visages fatigués des passants. Dans l'holocauste fécond du temps qui passe fleurissent pour les yeux traumatisables les seuls véritables édens, ceux dont l'architecture est une sensation. »

 

A lire absolument!

By princessvalium

Chroniques Diverses

Mercredi 22 août 2007 à 12:20

Connaissez vous les boulets? qu'ils soient élevés pur grain, en plein air ou hors sol, le boulet se cuisine à toutes les sauces, mais surtout à la chianti.

Ainsi, le boulet est un animal très lourd (d'où son nom) et très affectueux: il vous suivra PARTOUT! Il ne comprend pas quand vous lui demandez de partir, il revient de plus belle, le bec en coeur, pret à être plus lourd que jamais. Jetez lui des pierres, et il se mettra à pleurer, tentant par ce faire, de vous attendrir de ses yeux bouffis de boulet fri. Chose importante, ne lui montrez jamais que vous êtes sensible à ça, sinon c'en ai fini de vous!

Cet été j'ai eu l'honneur et la joie de tomber sur un bon gros boulet bien gras, à mon boulot. Après avoir discuté gentiment et avoir rit ensemble, il me taxa mon adresse msn. N'ayant pas eu le nez assez fin pour sentir le boulet someillant en lui, je la lui donnais... GROSSE ERREUR!

Mon boulet fait partie de la race "j'ai-plus-de-vie-sexuelle-avec-ma-femme-depuis-longtemps-mais-je fais-croire-que-oui" Ainsi, une fois assuré d'avoir mon adresse msn et de pouvoir continuer à me lourder par internet, le l'animal commença à faire dériver la conversation sur le sexe... Non pas que je rechigne à en parler, mais avec ce genre de type, particulièrement, oui!
Peu importe de toute façon, c'est lui qui me racontait ses pseudo expériences (genre ma vie sexuelle est finie, alors je laisse errer et s'égarer mon imagination en m'appropriant les films érotiques de la 6 que j'ai tous chez moi), pour bien me (se!) persuader que sa vie sexuelle est épanouie et excitante... Tellement épanouie, en effet, qu'il a besoin pour s'exciter de parler de sa vie sexuelle fantasmée à une jeunette de 20 piges...
J'imagine très bien sa vie, bobonne rentre du boulot avec leurs 2 gamins, elle fait quelques tâches ménagères, on bouffe, on se couche. Là, notre boulet essaie de lui tater le cuisseau, elle l'envoie pêtre pour cause de migraine; résultat, ils baisent une fois la semaine: le week end, et encore si elle a pas ses règles.
Du coup, ce con se raccroche à la poulette de 20ans plus jeune que lui de son boulot, et lui raconte comme c'est super et que c'est pas dangereux du tout de se faire téter le chibre sur l'autoroute. Comme on dit, c'est celui qui en parle le plus... 

Le soir où j'ai eu le malheur de lui laissé mon adresse, je me connecte, il m'avait déjà rajoutée... J'essaie d'avoir une conversation normale avec lui: un "ça va?" auquel il répond "oui, pour cause de calins avec ma chérie". Je tente de faire dériver la conversation en lui disant que je viens de finir Sartre, ce qui n'a pas l'air de le passioner, (sait-il encore qui c'est?) puisqu'il répond dans l'enchainement logique de la conversation par un magnifique "c'est quoi ta position préférée?" ce qui fini de m'achever et de me persuader d'utiliser l'option "bloquer", dernier rempart contre les boulets du net, ceux qu'on ne peut pas envoyer chier parce qu'on est obligé de les subir au boulot... Enfin, je le bloquai, lui parti en vacances quelques jours plus tard, (la semaine fut longue, c'est moi qui vous l'dit) et je n'entendis plus parler de lui puisque mon contrat se finissait fin juillet. Pas de nouvelles par internet, parfait, je l'avais déjà oublié lorsque voila que l'autre jour je reçois cet e-mail:
salut
Toi qui te fait de sacré delire,fait en un avec moi pour créer un scenario sex
on se promene tout les deux sur PAU et on passe devant un sex-chop. tu est vetue d'un haut moulant sans soutien-gorge,d'une jupe fendue sans rien dessous.
tu est tellement belle que tous le monde te mate.
on part dans une cabine pour regarder un film.....
A TOI.....
(observez les fautes) 

et là j'hésite sérieusement entre, vomir, l'envoyer chier (maintenant que je travaille plus avec lui, dans le risque d'être reprise l'an prochain et qu'entre temps il me bave dans le dos), vomir, ne pas lui répondre, vomir...

Des boulets j'en ai vu, des collants, des baveux, des rustres, des trou duc, mais là, l'obsédé sexuel ramolli du gland, jamais, pas à ce point du moins, et j'arrivais toujours à m'en débarrasser rapidement...
J'espérais qu'il se soit trouvé une autre victime avec les saisonnières du mois d'aout, certainement plus avenantes que moi, la mine patibulaire du "m'approche pas je mords" scotchée au visage, et prenant l'air désespéré chaque fois qu'ils sortaient une vanne foireuse, enfin, j'avais déjà expliqué tout ça l'an dernier...

Princess Désespérée

By princessvalium

Sociophobie

Lundi 20 août 2007 à 0:16

Si cet été n'aura pas été très florissant d'un point de vue social; je n'ai pas vu ou revu comme je le voulais toutes les personnes chères à mon coeur avant de partir loin loin la bas pour 6mois, ni d'un point de vue activité; je n'ai pas fait tout ce que je voulais faire (camping, rando, plage, continuer le sport, faire des photos...) il aura été plutôt prolifique d'un point de vue "culturel", si tant est que l'on puisse considérer le fait de lire ou regarder un flim, sur le cyclimse ou non, comme culturel.

Voila la liste des films que j'ai eu la joie de (re)découvrir, je ferai la chronique de certains, mais j'ignore quand, en attendant, cédant à la facilité, je mets des étoiles suivant si j'ai aimé ou non.
Dracula***** (de Coppola)
Planet Terror *****
Le Boulevard de la Peur*****
Ratatouille*****
Shaun of the dead *****
Kill Bill2*****
Les Simpsons****
Apocalypto****
Reservoir Dogs****
Wu Ji, La Légende des Cavaliers du Vent****
The Fountain****
Les fils de l'Homme****
Le Parfum****
Lonely Hearts****
Revolver****
Stay****
Equilibrium****
Harry Potter 5***
Vampire Hunter D 2***
L'Illusionniste***
Jarhead***
Le Labyrinthe de Pan***
Miami Vice***
Mind Hunters***
Desperado 2**
L'Odyssée**
Transformers**
Shrek3**
Bande de Sauvages**
Xmen 3*
Au Delà de Nos Rêves (sous réserve de pouvoir voir la fin )
Les 4 Fantastiques et le Surfer d'Argent (nul a chier, j'ai honte de le mettre, et j'ai encore plus les boules que la sortie de ce navet nous ai fait rater PathFinder mais je le mets, par soucis d'honnêteté :)

Les livres que j'ai eu le plaisir de lire, certes moins nombreux...
Harry Potter 7: bien rythmé par rapport aux précédents où il fallait attendre les 100dernières pages pour trouver un peu d'action, mais la fin est assez décevante, elle cède à toutes les facilités possibles "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant" et ne fait pas la lumière sur certains points que j'eus été curieuse de connaître: que deviennent certains personnages certes secondaires etc...
Comment je Suis Devenue Stupide, de Martin Page, article en cours de rédaction
Les Chants de Maldoror, Lautréamont, j'ai du mal à comprendre son écriture, bien qu'elle soit magnifiquement poétique. Ce livre est assez malsain.
L'Existentialisme est un Humanisme, Sartre
Martiens Go Home, Frederic Brown
Le moulin de Pologne, Giono, qui reste l'un de mes auteurs français préférés, comme toujours, une histoire de fond qui n'est pas passionnante, je veux dire, ne vous attendez pas à un suspens intenable, il s'agit de la généalogie d'une famille maudite, prétexte aux magnifiques images dont il est capable.
Quelques Pensées de Pascal
Et un début de Propos sur le Bonheur d'Alain, de la sagesse en boîte, à ne pas mettre dans les mains des goth dépressifs, ça leur ôterait l'envie de se suicider.

Les jeux auxquels j'ai pu jouer:
Wii Sports
Wii Play
Wario Ware Smooth (débile pour ses graphismes, ses jeux, et surtout: les postures!du style, vous mettez votre manette wii sur votre hanche et vous remuez du cul pour faire le chat qui remue la queue avant de bondir sur sa proie)
Rayman et les Lapins Crétins (très drôle, a cause du comportement et des mines des lapins, mais aussi assez crevant physiquement sur certaines "épreuves" )
Zelda sur la Wii (j'ai pas avancé du tout j'en suis encore qu'aux tutoriaux)

J'en ai encore une liste longue comme le bras de livres à lire, et toujours, pas assez de temps (déjà si j'étais bien moins souvent sur Internet...)
Je compte les jours avant de partir, un mélange d'appréhension et d'excitation. Je suis pas prête du tout, je carpe diem, et je suis dans le caca niveau finance, toujours pas de nouvelles de mes amies les bourses, que je touchais l'an dernier mais qui m'ont été refusées pour cette année, allez savoir pourquoi car ma situation n'a pas changée, c'est même pire puisque l'Angleterre est une bouche béante, prête à engloutir mes richesses si durement amassées, et je n'ai travaillé qu'un mois cet été.

By princessvalium

Autobiographie

Vendredi 17 août 2007 à 1:10

Qu'est ce que le true?
Vaste question...

Le true se décline en plusieurs "couleur": en effet, on trouve des trues pour toutes les sortes de "modes", "mouvements"  ou quel que soit le nom que vous donnez à ces classifications que l'on fait chez les gens.

Le True (qui signifie en Anglais: vrai) est par opposition au fake, et n'existe qu'en tant que tel.
Le true est en recherche de reconnaissance, et pour ce faire, son comportement n'a qu'un but unique: prouver sa légitimité au sein du groupe. Ainsi, il se doit d'être méprisant envers les nouveaux arrivants, montrer qu'il en connait un rayon sur le sujet (quel qu'il soit), et les descendre à tout prix, sans aucun doute pour montrer sa supériorité, mais aussi et surtout, mieux briller. (la bonne vieille technique du "je te coule pour mieux faire surface") .

Quoi qu'il en soit, le true est partout, mais ceux que j'ai pu observer le mieux, sont évidemment les trues métalleux.

Petite étude en cours de rédaction d'ailleurs, article à venir.

By princessvalium

Sociophobie

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